C'est la première question que posent les avocats, les fiduciaires et les soignants, et c'est la bonne. La réponse tient moins à l'IA qu'à trois éléments : l'outil, son contrat et la nature du document.
Commencez par l'outil, pas par le document
Un même assistant existe souvent en version gratuite, en abonnement individuel et en offre professionnelle. D'une version à l'autre, trois points changent : l'utilisation de vos saisies pour entraîner le modèle, la durée de conservation, et le lieu de traitement. Lisez ces trois points dans les conditions de votre abonnement avant toute chose, et vérifiez les réglages correspondants dans votre compte.
Classez ensuite vos documents en trois catégories
Libre
Tout ce qui ne contient aucune donnée personnelle ni information confiée par un client : textes publics, modèles vierges, vos propres supports, une question de méthode. Ces contenus peuvent être utilisés sans précaution particulière.
À anonymiser d'abord
Un courrier, une note ou un tableau dont la structure vous intéresse, mais qui contient des noms, des dates, des montants ou des détails reconnaissables. Remplacez ces éléments avant de coller le texte. Attention : retirer le nom ne suffit pas toujours, une situation très particulière peut rester identifiable.
Interdit
Ce qui est couvert par le secret professionnel ou qui relève de données sensibles, notamment de santé, tant que vous n'avez pas un outil et un contrat prévus pour cela. Dans le doute, le document va dans cette catégorie.
Le test des dix secondes
Avant de coller un texte, demandez-vous : si ce texte était lu par un tiers, mon client pourrait-il se reconnaître ou me le reprocher ? Si la réponse est oui ou peut-être, anonymisez ou abstenez-vous.
Écrivez la règle
Une règle qui reste dans votre tête ne protège pas le cabinet le jour où un collaborateur est pressé. Une page suffit : l'outil autorisé, les réglages, les trois catégories avec des exemples de votre métier, et ce qui doit être relu avant envoi.
Pour voir ce tri appliqué à votre métier : avocats, fiduciaires et experts-comptables, professionnels de santé, notaires. Le cadre de confidentialité décrit la règle écrite posée avant le premier essai.
Cet article donne une méthode pratique. Il ne constitue pas un avis juridique : pour vos obligations exactes, référez-vous à votre ordre, à votre association professionnelle ou à un conseil spécialisé.
